Trekchö est généralement traduit par « couper à travers » ou « trancher complètement ». Dans le Dzogchen, il désigne la voie qui révèle directement la pureté primordiale de la nature de l’esprit.
Trancher quoi ?
Il ne s’agit pas de couper les pensées une par une. Trekchö vise plutôt la fixation qui fait prendre pensées, émotions et perceptions pour des réalités solides et séparées. Lorsque leur nature est reconnue, elles peuvent être dites « auto-libérées ».
L’introduction à Rigpa
Les instructions classiques associent Trekchö à une introduction directe à rigpa. Longchen Rabjam structure ainsi son enseignement autour de l’examen de l’esprit, de la reconnaissance directe et de la stabilisation de cette reconnaissance.
Pensées et auto-libération
Dans cette perspective, une pensée ne constitue pas nécessairement un obstacle. Si elle est immédiatement reconnue dans sa nature, elle n’a pas besoin d’être rejetée ni suivie. Le terme auto-libération exprime précisément cette absence de saisie.
Trekchö avant Tögal
Les traditions Dzogchen insistent sur l’ordre : Tögal repose sur la stabilité de Trekchö. Autrement dit, les dimensions lumineuses et visionnaires ne constituent pas le point de départ ; elles prennent sens sur la base d’une reconnaissance stable de rigpa et de kadag.
Continuer avec Tögal : luminosité et présence spontanée.