Rigpa est l’un des mots les plus importants du Dzogchen. Il désigne la présence éveillée, la connaissance directe de la nature de l’esprit, distincte du fonctionnement discursif ordinaire qui pense, compare et construit continuellement des représentations.
Rigpa et mental ordinaire
Dans le vocabulaire Dzogchen, le mental ordinaire est souvent associé à sem, tandis que rigpa désigne une connaissance immédiatement présente, claire et non duelle. L’enjeu n’est donc pas de supprimer toutes les pensées mais de reconnaître la nature de ce qui les connaît.
L’introduction directe
Les textes traditionnels décrivent une introduction directe à rigpa. Longchen Rabjam présente ainsi Trekchö comme une voie qui conduit à reconnaître directement cette présence, puis à maintenir cette reconnaissance lorsque pensées et perceptions surviennent.
Auto-libération
Une fois rigpa reconnu, les phénomènes mentaux ne sont plus nécessairement vécus comme des objets qu’il faudrait combattre. Le Dzogchen parle d’auto-libération : les pensées apparaissent, sont reconnues dans leur nature et se résorbent sans être saisies ni prolongées.
Pourquoi Rigpa ouvre toute la branche Dzogchen
Trekchö, Tögal et le vocabulaire du corps arc-en-ciel deviennent difficiles à comprendre si l’on part directement des phénomènes lumineux. Leur point de départ est toujours la reconnaissance de la nature de la conscience.
À poursuivre avec Kadag et Lhundrup puis Trekchö.