Le Dzogchen décrit sa base à travers deux notions complémentaires : kadag, la pureté primordiale, et lhundrup, la présence spontanée. Elles permettent de comprendre pourquoi Trekchö et Tögal sont présentés comme deux aspects d’une seule et même voie.
Kadag : pureté primordiale
Kadag signifie littéralement « pur depuis l’origine ». Le terme souligne que la nature fondamentale n’est pas produite par l’entraînement : elle est décrite comme ouverte, libre de fixation et non fabriquée.
Lhundrup : présence spontanée
Lhundrup désigne la capacité spontanée de manifestation. La vacuité n’est donc pas comprise comme un néant : elle est inséparable de clarté, d’apparition et de déploiement.
Vacuité et manifestation
Le point essentiel est leur inséparabilité : kadag sans lhundrup pourrait être compris comme une simple absence ; lhundrup sans kadag comme une prolifération de phénomènes réifiés. Le Dzogchen les présente au contraire comme deux faces d’une même réalité.
Le lien avec Trekchö et Tögal
La tradition associe Trekchö à kadag : reconnaître la pureté primordiale. Elle associe Tögal à lhundrup : reconnaître le déploiement spontané de cette présence. C’est cette structure qui donne sa cohérence à la voie Dzogchen.
Voir ensuite : Trekchö et Tögal.