Marquis de Puységur : du magnétisme animal au somnambulisme magnétique

Amand Marie Jacques de Chastenet, marquis de Puységur (1751-1825), occupe une place essentielle dans l’histoire du magnétisme animal. Élève de Mesmer à partir des années 1780, il devient rapidement bien davantage qu’un simple continuateur.

De Mesmer à une autre expérience du magnétisme

Puységur observe chez certains sujets un état calme, proche du sommeil, mais accompagné d’une étonnante qualité d’attention et d’échange. Ce phénomène sera associé au somnambulisme magnétique.

Victor Race et l’année 1784

Ses observations sur Victor Race, jeune homme employé sur ses terres, deviennent célèbres. Elles déplacent l’intérêt du spectaculaire vers un état plus intériorisé. L’histoire du magnétisme change alors de direction : la relation, la parole et les états de conscience prennent une importance croissante.

Une école et une transmission

Puységur crée à Strasbourg la Société harmonique des amis réunis, qui contribue à former et fédérer de nombreux magnétiseurs. Son influence nourrit le courant dit psychofluidiste et marque durablement le XIXe siècle.

Pourquoi Puységur compte encore

Son travail constitue un pont fascinant entre le mesmérisme, le somnambulisme magnétique et ce qui deviendra plus tard l’histoire de l’hypnose. Il rappelle également que le magnétisme n’a jamais été une tradition figée : dès ses débuts, il s’est transformé par l’observation et la pratique.

Continuez avec Mesmer, Deleuze et Alexandre Bertrand.

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