Alexandre Bertrand (1795-1831), médecin né à Rennes, est l’une des figures les plus intéressantes de la transition entre magnétisme animal, étude du somnambulisme et histoire de l’hypnose.
Un chercheur qui change d’avis
Bertrand commence par défendre une interprétation fluidique du magnétisme. Son travail l’amène ensuite à accorder davantage de place à l’imagination et aux mécanismes psychologiques. Cette évolution intellectuelle fait tout l’intérêt de son parcours.
Des cours publics sur le magnétisme
Au début des années 1820, il donne des cours publics consacrés au magnétisme animal. Plusieurs médecins assistent à ses enseignements, contribuant à faire entrer le sujet dans les débats médicaux et savants de l’époque.
Somnambulisme et états de conscience
Ses ouvrages sur le somnambulisme s’inscrivent dans la grande question ouverte par Puységur : que se passe-t-il lorsqu’une personne entre dans un état inhabituel d’attention, de sommeil apparent ou de sensibilité accrue ?
Un pont historique
Bertrand permet de comprendre pourquoi l’histoire du magnétisme et celle de l’hypnose se croisent si souvent. Ce croisement n’efface pas la tradition magnétique : il montre au contraire la fécondité d’un mouvement qui a suscité de nombreuses interprétations.
À poursuivre avec École de Nancy et École de la Salpêtrière.