Le corps arc-en-ciel, en tibétain jalü, constitue l’une des expressions les plus célèbres de l’accomplissement Dzogchen. Dans les récits et enseignements de la tradition, il désigne l’aboutissement d’une réalisation où corps, énergie et conscience ne sont plus vécus comme des domaines séparés.
Jalü : le « corps d’arc-en-ciel »
Le mot tibétain ’ja’ lus signifie littéralement « corps d’arc-en-ciel ». Les biographies de maîtres Dzogchen décrivent plusieurs formes d’accomplissement, certaines associées à Trekchö, d’autres aux réalisations de Tögal.
Du corps à la lumière
Le langage de la tradition parle d’une transformation ou dissolution du corps en lumière. Cette image n’est pas isolée du reste de la doctrine : elle prolonge la compréhension selon laquelle vacuité, luminosité et manifestation sont inséparables.
Différentes formes d’accomplissement
Les sources Dzogchen distinguent notamment le corps arc-en-ciel, le corps de lumière et le corps arc-en-ciel de grand transfert. Ces catégories décrivent différents degrés d’intégration et sont associées, dans les récits de lignée, à de grands maîtres du Dzogchen.
Le sens dans l’architecture Dzogchen
Le corps arc-en-ciel devient compréhensible lorsqu’il est replacé dans toute la progression : Rigpa → Kadag/Lhundrup → Trekchö → Tögal → accomplissement. Il ne s’agit donc pas d’un phénomène ajouté à la fin, mais de l’expression ultime de la métaphysique et de la pratique de la Grande Perfection.
Dans le Yuthok Nyingthig
Sorig Khang présente le chapitre « Auto-Libération du Samsara-Nirvana » comme une voie de Trekchö et Tögal conduisant au corps arc-en-ciel final, décrit comme l’expression d’une transformation complète des éléments de matière, d’énergie et de mental.
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